Les visites de terrain

Les différentes visites ont eu lieu le 25 novembre 2025 (Luant, Villedieu, Vendoeuvres) et le 09 décembre 2025 (Déols, Châteauroux), avec un passage de jour et un passage de nuit sur chaque secteur. Cette page a pour but de mieux comprendre les observations faites dans les pages de chaque secteur.

Les observations sur le terrain

L’évaluation des différents sites s’appuie sur deux documents de référence :

  • Arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses : le Cerema s’est ici concentré sur les plages d’allumage et d’extinction, les températures de couleur ou encore l’éclairage des surfaces en eau.

  • Norme AFNOR, NF EN 13201 : le Cerema a observé des éclairements moyens.

Par ailleurs, les équipes de CEREMA ont enrichi ces critères par une approche dite sensible. L’objectif est de pouvoir identifier les marges de progression possibles afin de diminuer la pression sur les milieux naturels (faune et flore…), par la diminution de la radiance et donc de la pollution lumineuse sur le Pays. L’ambition pourrait être d’aller au delà des textes règlementaires.

Le principe de priorisation

La priorisation des documents de références

En matière d’éclairage, plusieurs règles existent et elles n’ont pas toutes la même priorité. Il y a des arrêtés, des normes et des avis (approche sensible). La situation peut être résumée par ordre d’importance de la manière suivante :

  • En premier lieu, se questionner sur l’opportunité même d’éclairer ;

  • Si l’on éclaire, il faut d’abord respecter la réglementation en vigueur (arrêtés, etc.) ;

  • Puis prendre appui sur les normes comme la norme EN13201 Éclairage public. L’application d’une norme n’a rien d’obligatoire mais elle constitue une base pour un bon éclairage. Les normes parlent souvent de valeurs seuils avec une valeur minimum à respecter. Du point de vue environnemental, il est préférable de se positionner sur la valeur minimum de la norme, pour limiter la pollution lumineuse, même si une valeur deux fois plus élevée resterait conforme à la norme.

  • Enfin, toutes les actions permettant de réduire les nuisances lumineuses, de mieux protéger les milieux naturels et/ou la population même lorsque les points précédents sont déjà traités. Ce principe est résumé avec la figure ci-dessous, inspirée de la pyramide des normes en droit :

La priorisation des actions

Pour adapter l’éclairage, à partir du moment où l’on a acté le besoin d’éclairage, il convient d’engager les actions d’adaptation en respectant l’ordre de priorité suivant :

  • En préambule, l’emplacement de l’installation est primordial. Un même luminaire, à caractéristiques identiques, sera beaucoup plus impactant surplombant une rivière que positionné 15m en retrait de celle-ci ;

  • Travailler sur l’orientation des flux lumineux, visiblité des sources et la hauteur des mats ;

  • Travailler sur la puissance développée ;

  • Travailler sur les périodes d’éclairage (extinction en coeur de nuit, en extrémité de nuit, etc.) ;

  • Travailler sur la couleur (notion de Température de couleur).

Plusieurs types d’actions peuvent bien sûr être menés de front. Les points ci-dessus sont classés par ordre de priorité selon leur impact pour la biodiversité.
En première approche, il est souvent inutile d’employer des solutions évoluées telles que la télégestion ou la détection de présence avant d’avoir travaillé sur les axes ci-dessus. Ces solutions pourront dans tous les cas être réservées pour des usages bien spécifiques ou des endroits précis. Elles impliqueront par ailleurs de disposer de compétences en maintenance en rapport avec leur plus forte complexité technologique.

Comme nous avons pu le voir lors des visites de terrain sur le Pays, un détecteur de présence mal réglé peut conduire à une lumière allumée toute la nuit et ne pas remplir le rôle qu’il lui a été donné.

Les différentes typologies d’actions, par ordre de priorité. @Cerema

Les différentes typologies d’actions, par ordre de priorité. @Cerema

Les points d’attention

Les points d’attention de l’arrêté du 27 décembre 2018

Les mesures de l’arrêté sont applicables à toute nouvelle installation (après le 1er janvier 2020), et certaines mesures seulement sont rétroactives à des installations plus anciennes, ou une partie de ces installations. Dans la mesure du possible, elles sont rappelées dans chaque section déclinée ci-après.

Les éclairages directs sur les surfaces en eau

Un certain nombre d’observations des visites de terrain portent sur l’éclairage direct des surfaces en eau, qui est interdit par l’article 4.V de l’arrêté du 27 décembre 2018, les espèces aquatiques étant particulièrement sensibles aux nuisances lumineuses. La plupart des mâts étant assez hauts et éclairant vers le bas, il suffit qu’ils soient positionnés proches d’un cours d’eau pour que la lumière y soit envoyée directement. Les solutions sont diverses : supprimer le mât ou le déplacer, changer la hauteur d’accroche ou réduire la hauteur du mât ou encore positionner des coupes-flux. A noter que même si une surface en eau est située à l’arrière d’un mât, elle reçoit souvent de la lumière. En effet les lampes sont faites de telle manière que de la lumière est envoyée vers le sol à l’avant du mât mais aussi sur les côtés et à l’arrière. C’est pourquoi un coupe-flux peut être utile car il coupe le flux de lumière vers l’arrière. Cette interdiction est rétroactive sauf pour les installations destinées à favoriser la sécurité des déplacements. Cette dernière notion n’est pas encore précisément définie. Il existe un débat sur cette exception, pour savoir si elle concerne toute installation de catégorie a/ (éclairage extérieur) de l’arrêté ministériel ayant une fonction sécuritaire (par exemple, éclairer une route ou un passage piéton) et qui éclaire incidemment une surface en eau, ou si seules les installations éclairant volontairement l’eau pour motif de sécurité sont concernées par cette exception.

La température de couleur

La température de couleur se mesure avec des appareils dédiés, comme des luxmètres chromamètres ou des spectroradiomètres. Pour plusieurs des catégories d’installation de l’arrêté, la limite autorisée est de 3000K maximum. Ceci étant dit, il est tout à fait possible d’installer des LED avec des couleurs plus chaudes (donc une température de couleur plus faible), comme l’étaient les lampes SHP (sodium haute pression, de teinte orangée), avant l’apparition des LED. Ce sont notamment les LED ambrées qui sont en moyenne moins impactantes pour la faune et la flore car elles émettent moins de lumière dans la partie bleue du spectre. En effet, toutes les LED blanches ne sont pas équivalentes. Les spectres d’émission et les différentes technologies possibles sont variées et certaines LED «orangées» peuvent tout de même avoir un pic d’émission dans le bleu. Ces points d’attention peuvent constituer des éléments techniques à intégrer dans un cahier des charges par exemple. L’interdiction de dépasser les 3000K pour les éclairages de voirie, de parking et de bâtiments non résidentiels s’applique à toute nouvelle installation ayant eu lieu après le 1er janvier 2020.

La lumière intrusive

Dans le même arrêté de 2018 (article 3.II.5), il est demandé à ce que les installations d’éclairage n’émettent pas de lumière intrusive dans les logements, quelle que soit la source de cette lumière. Il n’y a cependant pas de valeur limite précise, ni d’unité associée à cette recommandation. C’est donc à l’appréciation de chacun et éventuellement du juge, en cas de contentieux. Cette règle a été introduite car comme toute autre espèce, l’Homme est perturbé par la lumière émise dans son environnement la nuit, dès le premier lux émis. La lumière bleue influe par exemple sur le rythme circadien et la production de mélatonine, qui régulent le sommeil. Lors des visites, nous avons rencontré plusieurs cas de lanternes accrochées directement en façade proche des fenêtres des habitations et qui éclairaient dans les logements. En l’absence de valeur seuil, un principe de précaution pourrait être de vérifier si ces types d’installations ne sont pas trop proches de fenêtres, et d’être vigilant lors d’une installation nouvelle de lumière sur une façade. S’il n’est pas possible de modifier le positionnement sur la façade, le modèle de lampe peut être choisi pour orienter la lumière dans un angle excluant les fenêtres via un coupe-flux ou un cache. Certains fabricants proposent par ailleurs des volets occultants applicables sur une ou plusieurs faces des lanternes. Il est aussi tout simplement possible de ne pas éclairer la zone. Cette mesure s’applique à toute nouvelle installation ayant lieu après le 1er janvier 2020.

Les règles d’extinction la nuit

L’arrêté indique également des horaires d’extinction et dans certains cas d’allumage pour les différentes catégories d’éclairage (article 2). Ces horaires sont souvent liés à l’heure d’arrêt des activités. Dans le cas de l’étude, cela concerne, par exemple les parcs de stationnement annexés à un lieu ou une zone d’activité, les enseignes de magasin, les éclairages extérieurs liés à une activité économique ou encore les lumières de mise en valeur du patrimoine. Dans les zones d’activités économiques, ZAC ou ZI par exemple, il est nécessaire de vérifier la bonne application de cette réglementation. Cette mesure est rétroactive pour les bâtiments non résidentiels, recouvrant à la fois l’illumination des bâtiments et l’éclairage intérieur émis vers l’extérieur de ces mêmes bâtiments, à l’exclusion des gares de péage (catégorie d), ainsi que les autres catégories d’installation lorsque la création d’un nouveau réseau d’alimentation séparé n’est pas requise.

La norme 13201

Cette norme a été prise en compte dans cette étude uniquement par le biais de l’éclairement moyen. Il est nécessaire de rappeler que ce texte est une norme et non une obligation règlementaire. Elle se présente sous la forme de classes de voiries. Pour chaque classe, la norme fixe une valeur minimum d’éclairement moyen. La lecture qui est proposée au sujet de la nuisance lumineuse est la suivante : si la mesure d’éclairement moyen est bien au dessus de la norme, il est possible d’abaisser l’éclairement, par exemple en diminuant la puissance des luminaires, tout en conservant un éclairage de qualité. Comme pour la réglementation, rien n’empêche de vouloir aller plus loin selon les lieux pour des raisons environnementales ou de sobriété énergétique. Par exemple, en deuxième partie de nuit et avant une potentielle extinction, la puissance d’éclairage pourrait encore être réduite endeçà du seuil de la norme lorsque l’affluence s’amoindrit. La norme est un outil technique indicatif, si elle n’est pas rendue obligatoire par la loi ou demandée à être respectée dans un cahier des charges. Il faut également avoir en tête que la norme propose des niveaux d’éclairement pour une classe de voirie, définie pour un certain niveau d’usage. Celui-ci évoluant généralement au cours de la nuit, il sera possible d’ajuster la quantité de lumière en conséquence.

Compatibilité avec l’accessibilité PMR

Un cas particulier de l’arrêté du 27 décembre 2018 est prévu pour les cheminements extérieurs accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) ainsi que les parcs de stationnement extérieurs et leurs circulations piétonnes accessibles aux PMR. Sur ces espaces et infrastructures, aucune contrainte sur la densité surfacique de flux lumineux ne s’applique, mais l’éclairement au sol doit être de 20 lux maximum (possibilité de considérer un facteur de maintenance dans ce cas précis d’après le ministère, et donc d’être légèrement au-dessus de ces 20 lux). La notice explicative précise que si la réglementation d’accessibilité (arrêté du 20 avril 2017) aux établissements recevant du public (ERP) s’applique et préconise un seuil minimal d’éclairement à 20 lux moyen, l’éclairement doit être de 20 lux en tout point pour respecter les deux réglementations.

Cette exigence d’accessibilité porte uniquement sur les zones accessibles aux PMR et les parcs de stationnement extérieurs (des ERP), et pas sur l’ensemble des espaces/infrastructures concernés. Par ailleurs, la réglementation ERP précise que cette exigence s’applique en présence d’usagers : il est tout à fait envisageable et même souhaitable d’asservir les installations d’éclairage concernées à un système de détection de présence ou d’éteindre l’éclairage de ces espaces extérieurs lorsque l’ensemble des aménagements est fermé au public.

Cependant, cette exigence pour les ERP n’est valable que sur les cheminements accessibles permettant d’accéder à l’entrée principale, ou à une des entrées principales d’un ERP, par exemple le parking d’un supermarché ou d’une salle des fêtes. De même, bien que les avis peuvent diverger sur l’interprétation à donner, elle ne concerne pour le Cerema que la portion du parc de stationnement accessible (nombre de places de stationnement pour PMR – personnes à mobilité réduite – et accès à définir selon la réglementation) et pas l’ensemble du parc de stationnement. Les textes précisent également la possibilité de gérer l’installation d’éclairage avec de la détection pour n’allumer les luminaires qu’en présence d’usagers. Dans ce cas, l’extinction de l’éclairage doit être progressive et la détection doit couvrir l’ensemble de l’espace, avec un chevauchement pour deux zones de détection successives. Ce type de dispositif est à encourager à la fois pour limiter les dépenses énergétiques de l’installation d’éclairage, et pour en réduire les incidences négatives sur l’environnement du site.

Les généralités pouvant s’appliquer à tous les secteurs étudiés

Le cas des lanternes

Beaucoup d’observations faites lors des visites de terrain portaient sur la présence de lanternes sur le territoire. Les luminaires type lanterne présentent un aspect esthétique intéressant, mais certains modèles de lanternes notamment anciens, présentent des inconvénients en termes d’éclairage. Par exemple, certaines affichent un éclairement fort à proximité du pied du mât, mais qui diminue rapidement en s’éloignant, ce qui amène à implanter une densité plus élevée de mâts. De plus si le modèle est mal conçu, une partie de la lumière peut être envoyée ou réfléchie vers le ciel, de par la forme même d’une lanterne ou la présence ou non de vitres (qui diffusent la lumière dans toutes les directions). Les travaux de renouvellements doivent aussi être l’occasion de choisir des modèles plus adaptés. Un travail sur les ambiances urbaines peut amener à choisir la lanterne pour son esthétique et son rôle dans le paysage qu’il soit diurne ou nocturne. Il faudra alors veiller à contenir le flux lumineux pour être efficace et sobre dans l’approche. Il existe par exemple des caches à fixer sur les vitres des lanternes.

Le cas de l’extinction volontaire

L’extinction volontaire est une mesure très efficace pour réduire voire supprimer les nuisances lumineuses. La pratique est largement répandue sur le Pays Castelroussin Val de l’Indre en coeur de nuit. Cependant, lors du passage de nuit du Cerema, il a pu être constaté que plusieurs réseaux communaux étaient encore alimentés alors que les informations transmises laissaient supposer l’extinction de l’éclairage dans ces plages horaires. Il conviendrait de se rapprocher des communes pour en connaître les raisons.

De plus, éteindre aussi en extrémité de nuit (donc extinction totale) peut être un objectif supplémentaire, et sera d’autant plus intéressant qu’il s’agit de la période d’activité la plus importante pour la plupart de la faune. Chaque heure d’extinction gagnée est donc intéressante. L’été notamment, l’extinction totale peut-être proposée sur les secteurs peu utilisés à partir du coucher de soleil (tard dans la nuit), et/ou secteurs à fort enjeux de biodiversité. Ces extinctions sur des plages horaires encore plus amples ont par exemple pu être observées ailleurs en France, comme dans le PNR du Gâtinais.

Tip

Le Cerema a pu faire sur d’autres territoire ce même constat de décalage entre ce qui a été demandé par les gestionnaires d’éclairage en termes de plages horaires de fonctionnement, et la réalité constatée sur le terrain. Souvent, des dysfonctionnements de drivers pouvaient en être la cause, soit du fait d’un défaut de réglage, d’une modification manuelle de la programmation ou d’un désordre électrique (suite à un orage, etc.). Le contrôle du fonctionnement horaire conforme aux attendus du gestionnaire est recommandé au moins

Note

Le Cerema a rédigé une série de fiches pour faciliter l’intégration des enjeux de biodiversité nocturne. L’ensemble des fiches est disponible ici. Parmi elles, on retrouve une fiche qui décrypte l’arrêté et sur laquelle on peut retrouver de nombreux détails sur les catégories d’installations d’éclairage et les plages horaires d’extinction associées.

Note

Une récente étude sur Montpellier montre globalement que les citoyens, même ceux contre l’extinction en général, ne sont pas opposés à l’extinction en coeur de nuit. L’étude est disponible ici.

L’acceptabilité sociale

La mobilisation de la population peut jouer un rôle majeur dans ces approches de sobriété lumineuse qui ne concernent pas seulement l’impact sur la biodiversité. Bien que n’étant pas l’objet premier de l’étude, les questions d’éclairage peuvent soulever beaucoup d’interrogations, notamment de la part des citoyens. La fiche AUBE n°7 du Cerema (Améliorer l’acceptabilité de la modulation de l’éclairage grâce à la participation citoyenne, la concertation et la co-construction) développe ces éléments et propose de bien distinguer les différentes formes de mobilisation citoyenne entre information, concertation, co-construction, etc.

La mobilisation de la population peut se faire bien en amont de certains aménagements en proposant des marches urbaines ou encore des questionnaires permettant de prendre connaissance des besoins des citoyens sur cette thématique.

Il est aussi utile de rappeler la possibilité de procéder à des expérimentations à l’image de ce qui peut être fait en urbanisme tactique : lancer un aménagement sur un lieu/un quartier puis récolter les retours des usagers sur l’expérimentation pour estimer si l’on peut pérenniser l’action ou la faire évoluer.

De manière générale, on peut procéder à des abaissements de puissance, des extinctions supplémentaires, adapter les approches selon les quartiers et leurs usages. Une diminution de puissance voire une extinction (en coeur ou extrémité de nuit) sera plus ou moins bien acceptée et acceptable selon les quartiers. On peut comparer cette approche avec celle de la gestion différenciée pour les espaces verts. Il peut également être nécessaire de sensibiliser et former les équipes techniques à de nouvelles approches et façons d’éclairer le territoire notamment quand celles-ci induisent des changements de pratiques en termes de maintenance et de matériel par exemple.

Note

Une étude du Cerema pour la ville de Saint-Malo, dans le cadre de la mise en place de son schéma directeur d’éclairage (SDE), a été l’occasion de traiter la question de l’acceptabilité par les usagers des différents scénarios de modulation de l’éclairage. Cela vient compléter l’approche technique du SDE.

Lien vers l’étude : ici

L’éclairage privé

La plupart des observations sont faites sur l’éclairage public. C’est un périmètre sur lequel il est plus facile pour les communes d’agir.
Cependant, l’éclairage privé peut constituer une part importante de la pollution lumineuse (jusqu’à 50% sur certains territoires analysés par le Cerema, à l’échelle de la France). Certaines observations faites lors des visites de terrain concernent d’ailleurs le domaine privé. Le travail d’information, de pédagogie ou encore d’accompagnement n’est pas à négliger auprès des acteurs privés (entreprises et particuliers) pour permettre d’assurer une gestion cohérente du sujet des nuisances lumineuses à l’échelle du territoire..

Pour rappel, le Maire possède un pouvoir de police pour faire respecter la réglementation sur les nuisances lumineuses auprès des acteurs privés.

Aide à la lecture des fiches

Les secteurs retenus vont désormais être présentés sous la forme de fiche de synthèse dans les pages suivantes. Afin de faciliter leur lecture, voici quelques précisions :

  • Sur les cartes des fiches de synthèse qui suivent, certains points sont concernés par plusieurs types d’observation (réglementaire, norme, autre). Dans ce cas le point est affiché pour le type le plus important : d’abord réglementaire, puis norme puis « autre ». Un point peut donc être affiché en tant que réglementaire et être également concerné par des remarques de norme et « autre », mais un point « autre » contiendra uniquement des remarques « autre ».

  • Il est important de préciser que les photographies n’ont pas vocation à montrer précisément les niveaux de lumière vu par l’oeil humain sur le terrain. Néanmoins, lors de la deuxième visite (Déols, Chateauroux et Grandéols), les paramètres de l’appareil photo ont été identiques sur toutes les photos, en mode manuel. Il est ainsi possible d’avoir une idée de la différence de lumière en comparant les photographies. Lors de la première visite (Luant, Villedieu, Vendoeuvres, Cap-Sud) le paramètre ISO était resté en automatique, donc varie fortement suivant les photos et la comparaison n’est pas possible. Il est tout de même possible de voir des flux de lumière se dissiper dans le milieu naturel, des différences de puissance ou encore de températures de couleur différentes sur une même photo par exemple.

  • Tous les points identifiés sur les cartes de localisation des points d’attention n’ont pas forcément de photos associées. En effet, certaines observations ne sont pas illustrables ou n’ont pas fait l’objet de photos. Les points d’attention illustrés dans ce rapport sont les plus variés possibles.

  • Enfin, dans les fiches de synthèse suivantes, lorsqu’il est indiqué que le luminaire doit être changé, cela suppose qu’il ne peut pas être réglé pour répondre au problème. Par exemple la température de couleur, hors lampes spécifiques, ne peut pas être réglée dans bons nombres de cas. Il faut donc changer la source lumineuse. Si la modification est possible, il est bien sûr plus intéressant de procéder au réglage. Par exemple, certains fabricants proposent des lentilles teintées qui peuvent être apposées sur des luminaires existants. La démarche nécessite une manipulation lourde à mettre en oeuvre, mais cela est possible.

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